Le scandale des retraites chapeaux
Magazine Management de décembre 2011
Sous le titre accrocheur de « L’ex-secrétaire d’Etat fait redécoller le fret aérien », le magazine Management nous dresse un portrait, en nous livrant une analyse romancée du « Fabuleux Destin de Florence Parly ».
Tout commence au moment du psychodrame qui a frappé le groupe Air France-KLM lundi 17 octobre 2011, lorsque Pierre-Henri Gourgeon a été débarqué de la gouvernance du groupe. Afin de bien montrer l’attachement que notre Directrice manifeste à l’égard de la victime, le journaliste décrit son stress en lui faisant dire « Désolée, la situation est exceptionnelle » et d’ajouter plus loin : « Un changement de gouvernance chez Air France, et c’est la cour de Versailles qui se réforme à Roissy ». Jusque-là, passe encore ! C’est la suite qui vaut son pesant de cacahuètes ! Le journaliste en effet, se livre à plusieurs commentaires surprenants à propos de l’activité du fret, réalisée par le groupe Air France-KLM.
Nous souhaitons reprendre ci-après, ceux qui nous sont apparus les plus criants…
« la branche qui transporte des produits high-tech ou des fleurs dans les soutes de Boeing777 ou d’A340 »
Le journaliste a semble-t-il bien appris sa leçon, en sous-entendant que le fret n’est transporté que dans des soutes et en étant très réducteur, quant aux innombrables natures de fret que nous transportons, réduisant celles-ci à la portion congrue du high-tech et des fleurs ; il est vrai que les fêtes de fin d’année approchent ! Adieu le savoir-faire relatif au transport des kits auto, des satellites du CNES, des hélicoptères, etc.
« Quand Florence Parly a pris ses fonctions, l’activité accusait des pertes d’exploitation colossales. Elle est redevenue profitable en 2011. « Avec un an d’avance », précise la dirigeante.
Il est profondément choquant d’écrire de pareilles billevesées. Concernant les pertes, il est totalement faux de parler de pertes colossales, comme si l’activité était tombée en faillite ! On notera dans l’article, que nous changeons de périmètre, en ne parlant plus que d’Air France cargo, à travers la réduction de 12 à 5, du nombre d’avions tout cargo. La tension est à son paroxysme, à la lecture de l’assertion sur l’atteinte de la profitabilité en 2011 « Avec un an d’avance » !
De deux choses l’une, soit le journaliste n’a rien compris, soit il a été abusé par une information qui est foncièrement inexacte. Dans les deux cas, le sérieux et l’objectivité du magazine sont soumis à rude épreuve ; à moins que quelques « facilités de transport » sur nos lignes, aient décuplé la motivation du journaliste … Bref nous, nous savons que le résultat du premier semestre de l’exercice, affiche un déficit élevé de 56 millions d’€uros, qui est pour le coup, l’un des plus élevés de l’histoire du Fret AF ; il n’y a donc pas lieu de médiatiser des sornettes … et de chercher à se faire de la pub, à quelques mois d’une échéance politique majeure …
« le changement de cap a en effet été difficile à faire avaler aux 1400 salariés de la division fret »
Nous prenons acte que l’effectif du Fret vient de perdre brutalement, quelques 542 emplois ! (NDLR : L’effectif physique au 30 octobre 2011 est de 1942 salariés). Est-ce là encore, une erreur de chiffres, commise par le journaliste, ou bien est-ce prémonitoire, avec une confusion toujours possible entre un désir et une réalité ? Nous restons dubitatifs mais rassurés tout de même, quand, quelques mots plus loin, l’article précise que notre Directrice est « l’apôtre de la défense de l’emploi » (sic).
« les convaincre (sous-entendu KLM) de transférer les marchandises dans les soutes d’avions pour passagers n’a pas été simple, d’autant que leur branche fret était deux fois plus importante que la nôtre »
Cette assertion est un sophisme, car KLM cargo n’a jamais été deux fois plus important qu’AFC. Au moment de la fusion des deux compagnies en mars 2004, AFC réalisait un chiffre d’affaires de plus d’un tiers supérieur à celui de KLM cargo (1,5 milliard d’€uros pour AFC contre 1,1 milliard pour KLM cargo). Le rachat de Martinair par KLM en 2009 a modifié le rapport de force entre les deux compagnies, se traduisant par des volumes d’activité fret très comparables, mais certainement pas dans une proportion aussi avantageuse pour KLM, comme l’article le laisse penser.
Pour ce qui a été de la difficulté de convaincre les collègues néerlandais « de transférer les marchandises dans les soutes d’avions pour passagers » (sic), le rédacteur se fait tout bonnement plaisir. En effet, KLM et Martinair disposant de l’essentiel de l’offre en pont supérieur (vols tout cargo + combis), c’est plutôt du côté d’AFC qu’inquiétude et interrogations se sont manifestées et perdurent plus que jamais.
Nous relèverons pour conclure, une indélicatesse glissée vis-à-vis de notre Directrice du Fret, à propos du « courant qui passait difficilement » entre elle et la gouvernance néerlandaise, du fait que « la big boss parlait mal anglais » (sic), ce qui est parfaitement inexact, pour l’avoir entendu s’exprimer dans un bon anglais, à l’occasion de conférences et de colloques internationaux sur le transport aérien.
En résumé :
C’est sans esprit polémique, que nous avons souhaité rétablir la vérité par rapport à la rédaction de cet article, mâtiné de propos inexacts et d’esprit « people », sans aucun intérêt pour les 1942 salariés du Fret Air France.
Nous ne commenterons pas les lignes de cet article, consacrées à la vie politique de la Directrice du Fret, car nous pensons que le concept « énarcho-industriel » qui prévaut au sein de la gouvernance de l’entreprise, sur fond d’échéance politique exacerbée, est suffisamment bruyant pour que nous n’ayons pas à en rajouter.
Les salariés comprendront, que seule la défense de leurs intérêts et de leur emploi, guide nos propos.
L’honneur d’un homme de la compagnie jeté aux chiens
Ce billet d’humeur est une réaction par principe à froid, sur des pratiques indignes de représentants du personnel, portant ainsi atteinte à la dignité d’un homme, à la douleur de sa famille & à l’entreprise qui l’employait, éveillant des suspicions par essence prématurées, avant que l’enquête ne détermine ce qu’il en est !
Une chute mortelle est intervenue le 7 décembre au siège de la compagnie et une enquête est en cours pour déterminer les causes de cette tragédie (Voir Flash actu Numéro 1676 – 07/12/2011) A 11H15 avait lieu l’évènement et à peine plus de 3 heures après, à 13H31 précisément, par Le Nouvel Observateur avec AFP ce gros titre : Un suicide au siège d’Air France, et plus tard : Chute mortelle au siège d’Air France, toujours AFP à 17H52 pour Le Figaro, tout ceci de sources syndicales…, mais combien d’autres qui ne nous sont pas encore parvenues ?
La CFTC tenait à exprimer l’indignation ressentie, quant à l’exploitation immédiate qui a été faite de ce dramatique évènement, dont nous tenons à rappeler qu’il touche au premier chef la victime puis ses proches, famille & amis, ainsi que ceux qui le côtoyaient quotidiennement dans leurs activités professionnelles. Nous adressons à tous ceux-ci nos plus vives condoléances et notre soutien dans cette épreuve, dont la révélation n’avait pas besoin de faire les choux-gras de la presse, alimentés gracieusement par des syndicalistes certainement bien intentionnés ! Mais ne le sont-ils pas tous ? Nous vous en laissons juges… lire la suite
Grève PNC : Communiqué de presse
La Direction d’AIR FRANCE après avoir reçu les syndicats CFDT et CFTC a procédé à l’écriture d’un protocole d’accord. Au vu des avancées substantielles obtenues nous avons décidé de concert, de mettre fin à la grève prévue jusqu’au 02 novembre 2011.
En conséquence nous demandons aux PNC de reprendre leur travail, après avoir lu et pris connaissance de ce communiqué.
Alex PESIC
Secrétaire Général CFTC Groupe AIR FRANCE
Tel : 01.73.30.42.90
Port : 06.76.67.40.08
Contact presse :
Marc GAYDA 06.30.03.60.06
Politique familiale: la CFTC reste en tête !
La CFTC se félicite de la réélection de Jean Louis Deroussen – à l’unanimité – à la tête de la CNAF. Ce vote illustre en effet la profonde implication de la CFTC pour préserver la spécificité de la politique familiale française. Elle permet également de poursuivre la mise en œuvre d’une politique dynamique et solidaire, au plus près des besoins des familles. La CFTC salue l’engagement sans failles de son vice-président.
La politique familiale : au cœur des préoccupations de la CFTC :
Avec cette élection La CFTC conserve ainsi la présidence de la CNAF qu’elle détient depuis 1967.
Depuis lors, la confédération n’a eu de cesse de d’impulser et de poursuivre une action dynamique et forte auprès des familles.
Une implication qui a porté ses fruits ! Aujourd’hui, la France dispose du taux de natalité le plus élevé d’Europe conjugué à un taux d’emploi féminin particulièrement élevé. Une spécificité qui reste la marque de fabrique de la politique familiale française et qui ont permis à la France de dépasser les objectifs du traité de Lisbonne.
Parmi les priorités, Jean-Louis Deroussen met en exergue trois points qu’il entend développer durant son mandat :
• Poursuite du développement de l’offre d’accueil du jeune enfant
• Donner à l’ensemble des allocataires une offre globale de services. Ce qui permettra une meilleure articulation entre la prestation financière et l’action sociale.
• Demeurer une force de proposition pour préserver la politique familiale à la française















